Islam de surface ? ( Abd Al Malik).

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En voyage au Maroc, chez l’hôte qui nous avait accueilli, il y avais aussi d’autres amis de notre hôte, qui étaient déjà présent lorsque nous sommes arrivés. La vue de ces six blancs musulmans, tous originaire de Provence, m’étonna vraiment; non que je n’eusse pas connu d’autres musulmans blancs mais ceux là étaient singuliers. En effet, les convertis de la cité avaient souvent le même profil : extrêmement rigoristes et très portés sur le folklore vestimentaire musulman – turban sur la tête, longue barbe et djellaba. On retrouve d’ailleurs, en sens inverse, cette tendance fâcheuse à vouloir se faire plus royaliste que le roi, chez les jeunes d’origine maghrébine ou africaine qui pensent que l’intégration doit passer par un reniement de leurs racines. Bien sûr, tout les blancs n’adoptaient pas systématiquement la même attitude, mais beaucoup tombaient dans ce travers, certains allant même jusqu’à rompre avec leur famille soudain considérée par eux comme mécréante. Ce soir là, par contre, les blancs aimables et simples qui étaient présent ne se distinguaient par aucun signe extérieur, aucun mimétisme vestimentaire ou autre. Et, chose surprenante, jamais dans la conversation ils ne se mirent à prêcher, à critiquer la société française ou la culture occidentale « décadente et impie » alors que c’était une attitude fréquente chez les blancs convertis de la citée que j’avais côtoyés.

Abd Al Malik, qu’Allah bénisse la France. Présnration du livre ici :

 

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