Végétarisme par Montesquieu.

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Je mettrais bien en question si les hommes ont gagné à la coutume de manger de la chair des animaux, au lieu de se nourrir de leur lait et des fruits de la terre. Je suis persuadé que la santé des hommes en a diminué. La viande a eu besoin d’être apprêtée ; il a fallu augmenter la salure et les ragoûts, d’ailleurs il faut que les pâturages s’emploient à nourrir des animaux qui doivent ensuite nourrir l’homme. Or, si l’homme se nourrissait du fruit de la terre, de la première main, le même pays nourrirait beaucoup plus d’hommes.
Le grand nombre de gens qu’il y a à la Chine ne vient que de ce que la plupart du peuple y vit de riz ; ce qui fait qu’un champ peut nourrir un très grand nombre d’hommes.

« Mes Pensées »,
Montesquieu.

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