Mais au fait, comment fait on le lait de vache ?

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Comment fait on du lait de vache ? 

Comme les femmes, les vaches font du lait pour nourrir leur petit, avec qui elles ont un lien très fort. 

Mais dans l’industrie laitière, la plupart des vaches sont entassées dans des hangars et traitées comme de simples machines à lait. 

Un à trois jours après la naissance de leur bébé, celui-ci leur est arraché, ce qui les plonge dans un profond désarroi. Trois mois plus tard, alors qu’elles sont encore en lactation, elles sont de nouveau inséminées. Chaque année, elles doivent revivre ce traumatisme. 

Alimentées à base de concentrés protéinés pour augmenter la production, 25 % d’entre elles boitent à cause de l’excès d’acide urique dans leur organisme. 

Un tiers souffre de mastites (inflammations des mamelles) dues à la surproduction de lait : une vache « naturelle » produit 500 litres de lait par an; elle dépasse aujourd’hui les 10 000 litres par an. 

Rapidement épuisées par un tel traitement, les vaches laitières sont tuées vers l’âge de cinq ans, alors qu’elles pourraient atteindre une vingtaine d’années. Elles sont souvent pleines quand elles sont abattues. La viande obtenue est transformée en steaks hachés.

Et les veaux dans tout ça ?

L’industrie laitière est étroitement liée à la boucherie : pour produire du lait, les vaches doivent mettre au monde des veaux qui seront envoyés à l’abattoir. 

Les génisses deviennent pour la plupart des « machines à lait » et les mâles sont généralement arrachés à leur mère avant même d’avoir bu une seule goutte du lait maternel, pour être vendus aux enchères aux producteurs de viande de veau ou de bœuf. 

En France, beaucoup de veaux sont encore élevés dans des boxes de contention individuels. 

Privés de leur mère, de contacts avec leurs congénères, de paille sur laquelle se coucher, d’herbe à manger et même du moindre exercice, les veaux sont tellement à l’étroit qu’ils ne peuvent plus se retourner dès qu’ils atteignent deux semaines. 

Ces boxes seront interdits en Europe à partir de 2007, mais les conditions d’élevage des veaux resteront insupportables. 

Anémiés par une alimentation déficiente en fer (pour conserver leur chair bien blanche) et en fibres alimentaires, ils souffrent de diarrhées et de pneumonies et sont maintenus en vie au moyen de tranquillisants et d’antibiotiques. 

Au bout de cinq ou six mois sans mouvement et sans lumière, ils voient le jour pour la première fois en partant à l’abattoir. 

Lorsque le veau est tué jeune, la rénine (une enzyme qui fait cailler le lait) ou la présure (la membrane qui contient la rénine) de son estomac sont prélevées pour fabriquer du fromage. Il est pourtant possible de fabriquer du fromage sans présure (mais les enzymes d’origine végétale reviennent plus cher).

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