État de la critique religieuse et du traitement de l’athéisme dans le monde.

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État de la critique religieuse et du traitement institutionnel de l’athéisme et de l’apostasie et donc de la liberté de conscience de par le monde (histoire de se rappeler se qu’on défend en France) :

Afghanistan ———->
La constitution afghane appelle au respect des conventions internationales que le pays a signées comme la Déclaration universelle des droits de l’homme dont un article prévoit la liberté de religion. Mais elle oblige toute loi à être conforme à l’islam dont l’interprétation traditionnelle réserve la peine de mort aux musulmans ayant renoncé à leur religion.

Arabie saoudite ———–>
En Arabie saoudite l’accès aux villes saintes de La Mecque et de Médine est interdit aux athées (comme d’ailleurs à tous les « infidèles »). De plus le fait pour un ancien musulman de se déclarer athée (apostasie) est passible de la peine de mort par décapitation.

Les états unis ————->
Les constitutions de certains États américains nécessite la croyance en Dieu ou en un être suprême comme un prérequis pour tenir une audience publique ou être avocat à la cour. On peut citer parmi ces États l’Arkansas, le Maryland, la Caroline du Sud, le Tennessee et le Texas.

Indonésie —–>
Le droit de ne pas avoir de religion n’est pas reconnu en Indonésie.
Toute personne critiquant ou contestant l’une des religions reconnues (islam, christianisme (catholique ou protestant), hindouisme, bouddhisme ou confucianisme), et diffusant cette critique, encourt jusqu’à onze ans de prison. Chaque personne doit faire figurer sa religion sur sa carte d’identité.

Iran —->
De tradition chiite, l’Iran a condamné à mort des musulmans ayant apostasié sur la base de la charia non codifiée. Des peines sont régulièrement prononcées.

Malaisie —–>
L’article 11 de la constitution fédérale de Malaisie garantit à chacun le droit de choisir sa religion, mais l’article 3 dispose que l’islam est la religion officielle et qu’on ne doit pas en prêcher d’autre aux musulmans. La majeure partie des États ont adopté la Loi de contrôle et de restriction qui prévoit une amende de 10 000 ringits ou une peine d’un an de prison pour ceux qui induisent un musulman à changer de religion. La critique de l’islam est considérée par la loi comme un acte de sédition (Sedition Act hérité de la période coloniale). Il est donc très difficile aux musulmans (essentiellement les Malais, considérés comme musulmans de naissance) d’abandonner leur religion car ils doivent pour cela faire entériner leur choix par un tribunal religieux musulman, seule juridiction compétente en la matière depuis 1988.

Mauritanie—–>
En Mauritanie, le Code pénal de 1984 dit:
« Tout musulman coupable du crime d’apostasie, soit par parole, soit par action de façon apparente ou évidente, sera invite à se repentir dans un délai de trois jours. S’il ne se repent pas dans ce délai, il est condamné à mort en tant qu’apostat, et ses biens seront confisqués au profit du Trésor.

Libye —->
Le rejet de l’islam peut être sanctionné par la perte de la citoyenneté.

En France —->
Concernant la France, la liberté religieuse est évoquée dans l’article 10 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 : « Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l’ordre public établi par la loi. »

La loi de séparation des Églises et de l’État en 1905, élément clé de la laïcité française, introduit la notion de « culte » qui désigne la pratique associée à une croyance au sens large. L’État s’interdit de définir ce qu’est ou n’est pas une religion ou une croyance. Son article premier dispose que « la République assure la liberté de conscience. Elle garantit le libre exercice des cultes sous les seules restrictions édictées ci-après dans l’intérêt de l’ordre public. »[5]

Selon l’article 1 de la Constitution française de 1958, « La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion. Elle respecte toutes les croyances. » Notons le terme de « croyance » et non de « religion .

En Chine—->
La politique religieuse de la République populaire de Chine, influencée par l’idéologie communiste athée contrôle étroitement la pratique religieuse. Le gouvernement de Chine populaire ne reconnait que cinq religions, le taoïsme, le bouddhisme, l’islam, le protestantisme et le catholicisme.

Australie—–>
Depuis la création du Commonwealth d’Australie en 1901, la liberté religieuse est garantie et toute religion d’État est proscrite.

Autriche—->
En Autriche, le concordat de 1934 définit l’Église catholique comme préférée de l’État, bien que toutes les « communautés religieuses reconnues » bénéficient d’un certain soutien financier officiel (impôts). Le libre et public exercice de chaque culte est garanti par la Loi fondamentale de 1867.

Brésil—->
Le Brésil est un pays laïque depuis 1891 (art.72, §3º à 7º de la Constitution de 1891) confirmé par la constitution de 1988 établissant clairement la séparation entre État et religion.

Canada——>
Au Canada, il n’y a pas de religion d’État, mais les groupes religieux peuvent demander à bénéficier d’une exonération d’impôt. Les édifices religieux sont exemptés des taxes municipales et scolaires et des taxes de vente. Le membre du clergé reçoit une déduction de son revenu pour sa résidence, et les membres d’ordres religieux qui font un vœu de pauvreté perpétuelle reçoivent une déduction d’impôt. Dans la plupart des provinces les écoles privées, souvent confessionnelles, ne sont pas financées par l’État.

Russie ——->
Les 9 octobre 1990 et 10 novembre 1990, le parlement russe a voté deux lois sur la liberté de conscience qui retirent à l’Église russe orthodoxe son statut d’Église d’État de Russie (ce que l’Union soviétique n’avait jamais fait explicitement). En 1997, cependant, le même parlement vote une loi restreignant les activités des organisations religieuses en Russie. Une liberté complète est garantie à toute organisation religieuse reconnue par le gouvernement soviétique avant 1985 : Église orthodoxe, judaïsme, islam, et bouddhisme.

Etc……. Voilà un bref aperçut. Nous pouvons rapidement voire qu’être athée, apostat ou tout simplement agnostique reste compliqué dans de nombreux pays, merci à la France d’assumer sa différence.

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