À propos de Finkielkraut, par Edwy Plenel

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L’ #origine ne protége de rien. Seules les vies font preuve, leur chemin, leur cohérence. Nous avons connu un autre Finkielkraut. C’était il y a bien longtemps quand, en 1980, dans « le juif imaginaire », il lançait un plaidoyer pour  » l’indéterminable », invitant à « penser le monde dans sa totalité » plutôt que le réduire à des identités assignées, à des places déterminées, à des origines immuables, à des nations fermées sur elles mêmes. Sans doute est ce l’habituelle tragédie individuelle des quêtes inassouvies de reconnaissance qui, parfois, déchirent minoritaires ou persécutés jusqu’à leurs héritiers : cette lassitude que produit l’inconfort du paria qui ouvre la voie au zèle du parvenu. Lequel parvenu n’en fera jamais assez dans son désir d’être enfin distingué et accepté, au risque de se perdre. De perdre son histoire, sa mémoire, son héritage.

Edwy Plenel, pour les musulmans.

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