L’islamisme par Régis Debray.

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Quand l’instance politique fait faillite chacun sait que l’instance religieuse redevient l’organisateur collectif des laissés pour compte. Leur ultime assurance vie. Assurant à la foi sécurité, protection, entraide social, estime de soi et dignité.

Dans nos sociétés le voir prend le pas sur le savoir et nuit autant au revoir qu’au prévoir. Disons que trop de télévision sa ampute la vision. Les sociétés « rétiniennes » dévorées par « l’actu », émotives et qui ne tiennent pas en place, esclaves de l’instant perdent la perceptive, je parle de la perceptive de l’histoire.

Les sociétés du croire, et c’est bien le drame, sont beaucoup plus patientes, plus endurantes, beaucoup moins douillettes parce-qu’elles misent sur le temps long. Parce-que croire c’est espérer, c’est faire crédit, c’est attendre une rémunération d’un sacrifice ou d’une offrande d’aujourd’hui.  L’islamisme se donne le temps. Nous on veut du Cash, de l’immédiat, du retour sur investissement avant les prochaines élections.

La question est donc de savoir si notre écrasante supériorité scientifique, technologique, et miliaire est capable de compenser notre fébrilité, notre versatilité, notre soumission panique à l’urgence ?

Régis Debray, cette semaine sur France culture dans les nouveaux chemin de la connaissance.

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