Une petite histoire patriarcale (ouilles) par Samira El-Ayachi.

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*********Ouilles*********

Dans la télévision Cendrillon rêve de porter le Niquab. Elle attend son heure heureuse, ce jour ou un prince lui apportera un drap long sans paillettes, sans fil d’or. Une cape noir pour se confondre à la nuit et s’adonner à Dieu, qui n’a rien demandé de tel, son mari si. Pourquoi ce zèle ? Qui tire les ficelles ? « Ouille ».

Les hommes parlent haut et fort, c’est ainsi qu’on les écoutent, par la force. Ils ont trouvés mieux qu’un haut-parleur pour imposer leur voix, le nom d’Allah.  » Ouille ».
Tout repose sur une paire de ouilles. Elles ont été gonflées de promesses intenables, de rêves de petit garçon valeureux, d’histoires de prophètes téméraires, de chevaliers courageux, de martyrs intrépides, ouille.

Dans les ouilles y’a des histoires de monstres à  mettre K.O., des guerres à menées, des paix à rétablir, des méchants à tuer. Et les ouilles se retrouvent au chômage à fumer des « pétards » devant la télé, à regarder Marylin Le Pen faire son spectacle de « ouillette ». Et les ouilles se dégonflent, et les ouilles ne savent plus quoi faire, et les ouilles n’ont trouvés qu’un passe-temps pour se sentir utile: faire le service d’ordre d’Allah.

Parmi les ouilles il y a même les ouillettes dévouées à servir la cause virile, elles ne voient même pas qu’elles maintiennent un monde de poils en place. Je vous le dis c’est une histoire de ouilles.

L’origine du mal c’est que l’homme ne sait pas son Origine, la seule certitude de l’homme c’est qu’il sort des entrailles d’une femme. Alors ça rassure l’homme de tenir le monde façon….. Ouille.

Samira El-Ayachi.

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