Les préjugés et la peur par Shams de Tabriz.

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Deux hommes voyageaient ensemble de ville en ville (Orient 13 Ème siècle environ).
Ils arrivèrent à un cours d’eau que les pluies avaient gonflé. Alors qu’ils allaient traverser les flots, ils remarquèrent une très belle jeune femme, là, toute seule, qui avait besoin d’aide. Un des deux homme s’approcha immédiatement d’elle. Il prit la femme dans ses bras et la porta sur l’autre rive. Il la salua et les deux hommes continuèrent leur route.

Pendant tout le reste du jour, le second voyageur resta curieusement silencieux, renfermé, ne répondant pas aux questions de son ami. Au bout de plusieurs heures de bouderie, incapable de garder plus longtemps le silence, il dit : « pourquoi à tu touché cette femme ? Elle aurait pût te séduire ! Les hommes et les femmes ne peuvent pas entrer ainsi en contact. »
Le premier homme répondit calmement :  » Mon ami, j’ai porté cette femme sur l’autre rive, et je l’y ai laissée. C’est toi qui la porte depuis. »

Il y a des gens comme  ça. Ils portent leurs propres peurs et leurs propres préjugés sur leurs épaules, écrasés sous leur poids.

Shams de Tabriz, soufi mon amour de Elif Shafak.

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