Petit chef. #OnVautMieuxQueÇa


« L’été dernier, j’ai dîné chez mon oncle, avec mes cousines. L’une d’elles, 22 ans à peine, nous racontait son nouveau boulot. Ouvrière dans une usine de packaging, elle venait d’être promue chef d’équipe. Elle était toute fière d’elle. Ça faisait quelques semaines. Toute fière aussi de nous raconter à quel point elle avait su se prendre ne main, gagner la confiance de ses chefs. Pas comme ses ex-collègues, maintenant sous ses ordres, qui eux n’étaient évidemment qu’une bande de fenéants sans ambitions qu’il fallait forcer à travailler. Sa promotion dans l’univers des Winners lui rapporte 150 euros par mois. » 
On le sait, pourtant, que sa déborde des cases. On le sait d’autant mieux que c’est à nous de les remplir, ces cases. Parfois, on se retrouve à manager, à devoir fliquer nos collègues et transformer leur actions en chiffres dans un tableau d’indicateurs. Ceux d’en haut nous poussent a voir le monde à travers leurs lunettes, des lunettes tellement déformantes qu’elles en font perdre de vue le bon sens. On en oublie notre propre dignité, on s’identifie à ceux qui nous utilisent. Les ordres absurdes on en reçoit deux et on en donne un, et si on y prend pas garde on finit par y croire. Est-ce que la prime justifie d’oublier tout cela ? 
Gwendal 28 ans.

Laisser un commentaire

Choisissez une méthode de connexion pour poster votre commentaire:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.