L’égalité hommes/femmes à l’échelle internationale, par Djemila Benhabib.

À l’échelle internationale, le recul des droits des femmes est réel et constitue un enjeu déterminant au sein des Nations Unies. Depuis la conférence internationale sur la population et le développement qui s’est tenue au Caire en 1994, on a vu naître une alliance entre le Vatican et les États musulmans remettant en cause les droits des femmes dans le seul but de réinscrire les religions dans le champs politique. Au cours des débats, chaque clause à été flanquée de modulations particulières telles que « selon la législation nationale » ou « selon les croyances », faisant apparaître, encore une fois, le clivage entre les pays laïques et sécularisés et les pays où les sphères politique et religieuses interfèrent largement entre elles.
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Ce sont le plus souvent les régimes totalitaires, intégristes, dont les femmes sont les premières victimes, qui dressent l’implacable réquisitoire contre la contraception, la laïcité, la liberté d’expression et le droit au blasphème. Leur objectif : faire adopter de nouveaux droits de l’homme privilégiant des pratiques archaïques au détriment de la liberté des citoyens et de l’émancipation individuelle. La commission des droits de l’homme des Nations Unies, rebaptisé conseil des droits de l’homme, en est venu à être présidé par la Libye et à voir siéger des représentants de la république islamique d’Iran. l’Arabie Saoudite a gagné un siège au conseil d’administration d’ONU Femmes, une agence dédier à la condition féminine, élection qu’avait qualifiée de « plaisanterie » l’Iranienne Shirin Ebadi, Prix Nobel de la Paix.
Obnubilées par leurs seuls intérêts mercantiles, les démocraties occidentales sont de moins en moins dynamique dans la défense du droit des femmes.

 

« Les soldats d’Allah à l’assaut de l’occident »

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