Modèle français VS modèle anglais, par Djemila Benhabib. 

À mes yeux, il n’y a aucune justification possible pour accepter l’inacceptable. L’insensé. L’absurde. Le crime. Rien. Pas même la mauvaise conscience de l’Occident qui essaie de revaloriser des cultures et des coutumes qui avaient été piétinés par l’ethnocentrisme colonial. La spécificité culturelle fige l’individu dans une essence immuable et le renvoie à sa communauté de naissance et de sang. L’ordre politique, voire juridique, ne doit pas tenir compte du prisme communautaire. L’argument cultuel et identitaire relève du pur mépris. Pourquoi des traditions injustes, façonnées dans des sociétés patriarcales, que des hommes et femmes ont combattus partout dans le monde, seraient-elles acceptable pour les musulmans ? Ce n’est pas parce que ces pratiques immondes existent encore qu’on devrait les tolérer ou que ça leur donne un caractère éternel. Il y a une mentalité « différentialiste » basée sur l’idée qu’il y a des races différentes et qu’il faut les séparer.

La tolérance des Anglais repose sur cette idée :  » Les anglais partent du principe que la communauté pakistanaise ne doit pas se dissoudre dans la leur : un Anglais ne tiens pas à ce que son fils épouse une pakistanaise. À l’opposé, l’attitude française part d’un présupposé universaliste : si les gens ont un comportement semblable au nôtre, eh bien, ils sont les bienvenus ! Nous sommes pour le métissage, pour le mélange des populations.
« Les soldats d’Allah à l’assaut de l’occident »

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