La France n’est pas prête pour changer et encore moins pour faire la révolution, par Cyril CHEVROT

Je pensais que le peuple était mûr.

Je pensais qu’il s’éveillait à une autre réalité.

Je pensais que les gens avaient massivement vu que le libéralisme était à bout de souffle. 

Je pensais que le libéralisme avait assez broyé d’existences. 

Je pensais que la catastrophe écologique qui arrive était flagrante pour tout le monde. 

Je pensais que, tous, vous vouliez un monde meilleur, plus juste et plus durable, pour vous et vos enfants. 

Je pensais que les médias n’avaient plus d’influence sur vous. 

Je pensais que les inégalités croissantes insurgeaient la majorité d’entre nous.

J’ai sous-estimé les méfaits de la téléréalité. 

J’ai sous-estimé les méfaits de TF1 et de BFMTV.

J’ai sous-estimé les résistances aux changements de tous les peuples. 

J’ai sous-estimé le désinvestissement citoyen de la majorité. 

J’ai sous-estimé le larbinisme ambiant d’une population qui n’est plus éduquée​ aux faits historiques citoyens et au fonctionnement complexe de notre République.

J’ai sous-estimé le pouvoir d’attraction de l’argent et des ambitions pécuniaires. 

J’ai sous-estimé le tour de passe-passe de la « social démocratie » qui a fait peau neuve pour garder l’adhésion d’un peuple endormi à leur l’idéologie de fond. 
Bref, je pensais que le peuple était prêt à reprendre les rênes de son pays alors qu’il n’est prêt qu’à donner sa confiance à cette finance pour qu’elle fasse ce qu’elle fait depuis plus de 40 ans, nous appauvrir sur plusieurs générations pour enrichir quelques uns ! 
J’en suis persuadé maintenant, les peuples ont les dirigeants qu’ils méritent ! 
Cyril CHEVROT. 
Illustration : Robin Guinin.

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