Revenir à l’Unicité, par le Cheikh Bentunès.  

▶️▶️ Unicité◀️◀️

 

C’est en prenant conscience que la vie reste une et toujours la même partout, aussi grande que soit la diversité de ses manifestations, que nous revenons à cette réalité première de l’Unicité (tawhîd). Cette perspective permet à l’être de ne pas s’atomiser et de ne pas disparaître dans la multiplicité des phénomènes et des événements pour rester en relation avec la réalité unitive. Dès lors que nous concevons l’univers dans le cadre de l’Unicité, notre existence prend un autre sens en rééquilibrant et relativisant nos jugements en ce qui concerne la notion de bien et de mal : nous comprenons, en effet, que chacun joue son rôle.

 

▶️▶️ L’exemple des fourmis.
Récemment, des scientifiques, observant une fourmilière, ont constaté que soixante-dix pour cent des fourmis ne travaillent et le vivent que pour maintenir la fourmilière en vie : elles ramassent des graines, évacuent les déchets, sèment les champignons pour nourrir les larves. Vingt pour cent des fourmis surveillent les entrées et les sorties et protègent la fourmilière contre les agresseurs éventuels. Mais il restait à comprendre le rôle que jouaient les dix pour cent restant des fourmis. On a constaté qu’elles perturbent l’organisation de la fourmilière. Elles n’avaient le sens ni de la discipline, ni du travail, et pourtant elles étaient nourris par les autres fourmis. Les chercheurs les ont identifiées, marquées, et retirées de la fourmilière. Ils se sont appercus que celle-ci était alors complètement désorganisée ! Au bout de quelques temps, au grand étonnement des scientifiques, la fourmilière a remis en place ces dix pour cent de fourmis perturbatrices. Et le travail à reprit normalement ! L’expérience a été répétée à plusieurs reprises et on a constaté à chaque fois le même phénomène. Quelles conclusions pouvons nous en tirer ?
Notre monde, comme celui des fourmis, s’élabore dans cette perspective ou tout existe à la fois pour faire vivre l’autre. La notion d’unité peut nous éclairer davantage sur cette réalité universelle sur laquelle nous ne pouvons pas porter de jugement de valeur, et pour laquelle le bien et le mal, le savant et l’ignorant, le doux et le méchant, l’agresseur et l’agressé, coexistent, non plus comme des réalités opposées et absolues mais comme des réalités complémentaires et relatives.

Souvent nous n’existons que par rapport à l’autre. Même son agressivité nous révèle à nous même. Il faut donc revenir à cette notion de réalité unitive ou se jouent, à notre insu, comme à l’insu de fourmilière et de tout être, des relations subtiles.

Cheikh Khaled Bentunès, Thérapie de l’âme.

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