Le travail aujourd’hui !? 


Le cercle vicieux du travail actuel ne nous saute pas aux yeux parcequ’on achète ce que d’autres, ailleurs, parfois dans un autre pays, ont produit. Au nom de la rentabilité, il nous incite pourtant à bâcler, à sacrifier la qualité, à arnaquer, à produire en dépit du bon sens en dégradant la planète.
Il nous isole et nous enferme dans notre solitude. Il nous pousse à adopter des comportements qu’on déteste, à mentir, à tricher, à jalouser ceux qui semblent avoir la vie plus facile, à avoir envie de se venger.
Il voudrait nous renvoyer à notre égoïsme, à notre passivité ou à notre esprit de compétition au lieu de cultiver notre ouverture d’esprit, notre intelligence et notre créativité. 
Beaucoup tiennent en commençant la journée par un pétard, en s’éclatant la tête le week-end, en prenant un cacheton pour s’endormir. Et d’autres supportent tellement mal cette mascarade qu’ils s’en vont tutoyer la mort, aidés d’un flingue ou d’une seringue. 
Comment sortir de ce terrible cercle vicieux quand la peur du chômage et des techniques de management rendent la vie au travail à ce point impossible qu’on en reste tétanisé ? 


Lorsqu’on pointe les contradictions du système, l’absurdité des règles, on  nous rétorque que c’est en nous mêmes qu’il faut aller chercher la source du mal-être. 
« Tu craques ? Tu es faible. De quoi tu te plains ? Tu devrais être content d’avoir un emploi. C’est des gagnants qu’on veut ! Écrases les autres ! Ou fermes-la. Des gagnants on te dit. Quoi tu es au chômage ? Soit honteux ! Excuses-toi ! Fais toi discret. On ne veut pas voir les perdants. C’est moche, un pauvre. Démerdes-toi ! » 
Mais comment ne pas être paralysé quand on entend a longueur de journée des exigences contradictoires : faire du travail de qualité et être rentable. Être original, mais entrer dans le moule. Être meilleur que les autres mais garder l’esprit d’équipe. Être soit même mais savoir se vendre.

Vidéo pour comprendre l’actualité 2017 : 

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