Schopenhauer par Irvin Yalom, dans « La méthode Schopenhauer ». 

 

 

Le premier des essais de Schopenhauer, « De ce que l’on est », montre comment une pensée créatrice engendre un sentiment de richesse intérieure. Une telle voie mène à l’amour propre et nous permet de surmonter la vacuité et l’ennui fondamentaux de la vie, qui nous pousse sans cesse vers les conquêtes sexuelles, les voyages et les jeux de hasard.
Le deuxième essai, « De ce que l’on a », porte sur l’une des plus grandes techniques employées pour compenser notre pauvreté intérieure : l’interminable accumulation de biens, qui finit par nous rendre possédés par nos propres possessions.
Mais c’est le troisième essai, « De ce que l’on représente », qui exprime le mieux sa vision de la gloire. Le bien le plus précieux d’un homme est son amour propre, ou son mérite intérieur, tandis que la gloire n’est qu’accessoire, le pâle reflet du mérite.  » Ce qu’il y a de précieux, ce n’est donc pas la gloire, mais c’est de la mériter, le suprême bonheur non plus n’est pas de voir son nom aller à la postérité, mais de produire des pensées qui méritent d’être receuillies et méditées dans tous les siècles ». L’estime de soit fondée sur le mérite intérieur engendre l’autonomie individuelle, laquelle ne peut pas nous être arrachée car elle est sous notre contrôle, tandis que la gloire, elle, n’est jamais sous notre contrôle.
Irvin Yalom, La méthode Schopenhauer.

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