Réussir sa vie, par Cyril CHEVROT.

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                Prenez soin de vos vies !

 

 

1️⃣ Nous vivons toutes et tous une enfance, plus ou moins heureuse, avec des parents plus ou moins présents (travail), plus ou moins dysfonctionnants et avec, donc, chacun nos bleus, nos contusions physiques et mentales au milieu des joies éphémères de cette période.

 

2️⃣ Immédiatement après cette période, si nous avons survécu, nous atteignons la période dite « adulte » (active comme disent les Néo-Libéraux). Période au court de laquelle nous passons le plus clair de notre temps à travailler pour survivre ou pour accéder aux rêves vendus par les publicitaires et autres icônes « starifiées ».
Une lutte sans merci contre le monde entier commence :
◾Par la compétition des patrimoines individuels d’abord.

◾Par la fameuse « réussite professionnelle » dont on entend si souvent parler, ensuite.
Lutte dans laquelle nous enferment nos sacro-saints technocrates et autres petits économistes sympathisants. Avec leurs concepts de croissance positive obligatoire et infinie, et de compétition de productivité avec une amélioration sensée être sans limites.
Cette société engendrera dans nos corps et nos psychés moultes frustrations, paradoxes, déséquilibres et donc cicatrices supplémentaires qui s’additionneront avec nos plaies d’enfances.  Allant parfois jusqu’à nous tuer par épuisement ou par des attitudes autodestructrices de compensation.

Nous nous divertissons à l’excès pour supporter le poids de notre usure, de notre inconscience volontaire, de notre servitude volontaire, de notre manque de spiritualité, de nos lâchetés et de notre manque d’éthique.
La fuite dans le « tout divertissement », pour le peu de temps restant, ne sera qu’un pansement qui nous fera tenir en déséquilibre un peu plus longtemps.

3️⃣ Et si nous avons de la chance, que nous avons tenu jusque là, que les poisons quotidiens dont nous abreuve notre société ne nous ont pas encore tué, alors  nous arriveront enfin à l’âge de « sagesse »et à la fameuse retraite…..
Ce moment où l’on se rend compte que l’on a peut être gâché une bonne partie de sa vie. Que l’on est pas devenu riche, comme le disait les pubs hypnotiques et propagandesques de nos chers publicitaires, et que l’on est vide de sens, bourré de regrets de tout ce temps perdu à se « vendre » et à s’occuper pour oublier la misérable vie qui est la nôtre.
Cet âge ou l’on se rend également compte que l’on a travailler pour des choses qui n’en valaient pas forcément la peine, que l’on a négligé sa santé mentale et physique pour des impératifs qui n’en étaient pas réellement.  Et ce moment ou l’on s’appercoit que  toutes les plaies additionnées au long de nôtre vie appellent à faire enfin l’addition qui s’impose à nous…..
Une lourde additions dont la mort viendra peut être nous délivrer rapidement.
Écoutez les anciens et leur bilan de vie. Vous verrez que cette vie que vous vous imposez ne mérite pas d’être vécue ainsi.

Combien de temps allons nous supporter ce genre de vie qui tue d’abord notre humanité avant de s’attaquer à notre santé ?!

 

Cyril CHEVROT.

2 commentaires

  1. On peut faire le récit de sa vie de cette façon. Et ce n’est pas mensonger, c’est une façon de voir la réalité. On peut aussi la raconter autrement, sans vouloir se leurrer, mais en tenant compte aussi de moments ou d’expériences positives. Quelle est la valeur de ces récits ?
    L’enfance est un enchantement, un moment où on est enchanté, rêveur, à l’écoute et dans l’expérimentation, incapable de distance critique et de parole. Il y a toujours des moments douloureux, de frustration, de perte, de tromperie et de manipulation. Parfois ces moments négatifs sont très envahissants pour certains, parce qu’ils viennent de vos parents aimés et mal aimants, maladroits ou méchants. Mais parfois vous avez des moments de relation positive malgré tout, avec des grands parents ou autres adultes proches, avec une/des frères et soeurs, des amis. Des moments où vous êtes apprécié, valorisé, reconnu par la relation.
    Il en va de même dans le travail et dans la vie adulte. Vous êtes exploité, sous-payé, et culpabilisé. Et stressé. Vous pouvez pourtant cultiver une fierté du travail accompli, seul ou en équipe, et mépriser celui qui vous commande, et résister. Vous pouvez aussi avoir d’autres activités de relation humaine, de solidarité ou de lutte, de partage social ou culturel. Vous pouvez vous construire une richesse culturelle sur un domaine (le chant choral, le sport, la lecture, les échecs ou les dominos…) même peu intellectuel. Vous pouver aussi tenir un blog ! (pour autant qu’il soit source de relations vraies, ce qui est rare dans notre monde virtuel).
    Vous pouvez développer un comportement personnel qui soit source de fierté. Arrêter de fumer, être un homme respectueux des femmes, viser un autre mode de consommation ou d’alimentation ou de soin de soi. Et se forger les convictions qui valorisent ce comportement désiré.
    Enfin, vous serez un jeune retraité, vous aurez une certaine sagesse, des ressources humaines que vous aurez amassées et, je vous le souhaite, des petits moyens de vivre. Et vous aurez encore 20 ans à vivre, en relative bonne santé. Et de porter des projets d’une autre nature.
    Puis sept ans de vieillesse que seule les liens familiaux et amicaux et de voisinage égayeront. (La moyenne de vie est de 87 ans pour les hommes qui ont atteint soixante ans, dont 5 ans en mauvaise santé, ai-je lu il y a déjà quelque temps dans un document de La Poste).
    Il vous restera à « réussir votre mort », avec la sérénité et la satisfaction des moments et des gestes qui vous ont contenté, et en la partageant sans peur avec vos proches.
    La vie est un parcours, une ballade, où nous essayons de construire des projets, d’atteindre des buts, des points de repère. On ne peut revenir en arrière. On peut démarrer avec de très mauvais cailloux dans la chaussure, dont la souffrance est marquante pour toujours ; et le début du parcours n’est pas celui que vous avez choisi ; et vous n’avez que peu de moyens pour décider de vous lancer dans votre propre parcours. Il faut un certain courage aussi. Réussir son parcours, c’est ajouter de la valeur, du précieux, du bonheur à ce qui est vécu. Cela demande un travail sur soi, et un travail de soin des relations avec les autres.
    Bonne continuation. Cordialement.
    (Post-scriptum. Volontairement, je n’ai pas répondu à votre évocation de la vie subie, de servitude multi-forme à un système social. Bien sur, c’est un élément essentiel du vécu. Et on y participe pour une part, à ces servitudes. Mais on peut avoir aussi un pied dans la marge, ou en dehors. Plutôt qu’au sein du troupeau en se poussant pour être devant ceux qui vous repoussent… Et on peut faire un récit du dedans, du subi, ou du dehors car on a la tête au dehors).

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