A quoi sert le terme islamophobie ? Par Fatiha Boudjahla.

Avant ce passage du livre -qui va suivre- Fatiha Boudjahla explique et démontre que le racisme en France n’est plus, depuis un moment, quelque chose de banal. Elle montre, avec des exemples concrets, que chaque acte ou parole raciste est condamné par la grande majorité des français, classe politique comprise.

Elle rappel que même le CCIF (Collectif contre l’islamophobie en France) le reconnait, devant ces propres chiffres pourtant discutable tellement ils englobent tout et n’importe quoi, en 2016 les chiffres des problèmes de discrimination n’ont jamais été aussi bas. Et elle conclut donc par cet extrait :

L’islamophobie remplit la même fonction que le blasphème. Ce « péché de langue » est le moyen d’introduire un délit pénal, celui du blasphème donc, dans la justice d’un pays qui ne le reconnait pas. Ce concept, comme celui de l’islamophobie, vise à installer « par la pensée et par l’action une sphère des interdits ». Dans les deux cas, ce sont les personnes concernées, les dévots, qui prétendent fixer les limites de ce qu’elles sont prêtes à accepter, en affirmant qu’il s’agit, en fait, des bornes de ce qui est, en général, acceptable ou non. Il s’agit alors d’établir « un nouveau périmètre de juridiction » en confiant au système judiciaire du pays la condamnation, la mise à l’index de la personne dont les propos auront choqué.

Fatiha Boudjahla, « Le grand détournement ».

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