Il faut interroger, non pas la contrainte direct, mais l’obtention de l’assentiment pour le port du voile en pays démocratique. Par Cyril CHEVROT

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Quand on veut savoir si une femme est forcée ou non à mettre le voile dans un pays comme la France, il ne faut pas forcément s’intéresser à une contrainte, physique ou mentale, directe – bien que cela existe encore – mais plutôt aux conditions d’obtention de l’assentiment de cette femme pour le port du voile.

En effet peut-on considérer qu’une femme est libre de porter le voile si elle a été voilée à un jeune âge par ses parents et que, donc, cette fille devenu femme porte le voile, aussi, parce-qu’il est une des conditions à ce lien affectif Intense qui rend les parents fière de leur fille ? Qui rend aussi la « communauté » fière d’elle, les hommes et les femmes de la communauté lui accordent le respect que l’on doit aux « vertueuses ». Peut-on considérer que nous parlons ici de liberté ? Est on conscient de la force mentale et intellectuelle qu’il faut pour résister à cela ?

Peut-on considérer qu’une femme est libre de porter le voile si elle doit choisir entre la pudeur et l’impudeur, c’est à dire entre être la pudique ou la pute ? En effet, si le voile est la pudeur ne pas porter le voile est de fait impudique ! Où est le choix ? Qui voudrait être impudique dans une communauté ou la pudeur est sacralisée ?

Cyril.

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