Présentation du livre « Les désorientés » de Amin MAALOUF.

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Bonjour,

Je voudrais aujourd’hui vous parler d’un livre qui est sorti en 2012 chez Grasset.

Ce livre c’est celui de Amin Maalouf :  » Les Désorientés ».

L’histoire : Le livre débute nous sommes à Paris et Adam reçoit un coup de fil de son pays natal ( on comprend que c’est le Liban pourtant le mot n’est jamais écrit ). Son ami d’enfance est gravement malade et va bientôt mourir, sa femme Tania demande à Adam de venir voir son ami car il le réclame. Après quelques hésitations Adam décide de retourner au Liban ou il retrouve quelques amis (es) de son enfance et ou il va, finalement, tenter de rassembler ceux de son « club de jeune adultes », qu’ils nommaient eux-mêmes « les Byzantins », parti au quatre coin du monde au début de la guerre civile du Liban ( cliquer ici pour en savoir plus sur cette guerre ).

Voilà le début de l’histoire et je ne vais pas forcement vous en raconter plus pour ne pas trop déflorer le livre mais c’est l’histoire d’une bande d’ami rêveurs – « nous étions des Camusiens, des Sartriens, des Voltairiens…. Nous sommes devenus des chrétiens, des juifs, des musulmans… » – et remplis d’aspirations pour leur pays qui vont se trouver séparés par la guerre civile libanaise et par leur attitudes et leurs choix face à cette guerre. C’est aussi l’histoire d’Adam qui à décidé de fuire la guerre, certains de ses amis parlent d’abandon, d’autres de trahison il va devoir faire face aux critiques acerbes de ses anciens amis mais aussi à la compréhension de certains autres…..

Tout au long de l’histoire Adam tient un journal intime de se voyage qu’il ne veut pas oublier ce qui nous permet d’avoir accès à ses délibérations internes pendant tout le livre. Ce qui est également intéressant ce sont les profils très divers de ses amis qui ont forcément, en grandissants et en murissants, empreintés des chemins très différents et qui ont des profils vraiment intéressants. L’homme riche chrétiens, qui a réussit en affaire, qui épouse la vie d’ascète, la belle hôtelière rester libre et belle, le petit frère de l’un de ses amis décédés qui était jadis Guévariste devenu aujourd’hui musulman radical, Albert aussi qui après avoir été suicidaire retrouve le gout à la vie aux Etats-unis, etc etc… Bref de nombreuses personnalités très riche qui vont échanger de manière franche, comme savent le faire de bons amis, sur de nombreux sujets comme la politique, l’état du monde, l’état de leur pays, leurs crises existentielles etc.

Cyril.

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Voici quelques citations et extraits du livre :

« Il y a de plus en plus de gens pour qui la religion remplace la morale.
Ils te parlent du licite et de l’illicite, du pur et de l’impur, avec des citations à l’appui. Moi j’aimerais qu’on se préoccupe plutôt de ce qui est honnête, et de ce qui est décent. Parce qu’ils ont une religion, ils se croient dispensés d’avoir une morale. »

Extraits sur ces article également : https://cyrilc42.blog/2017/02/24/la-religion-nest-pas-suffisante-par-amin-maalouf/

https://cyrilc42.blog/2017/02/23/conversation-entre-deux-amis-au-levant-sur-la-victoire-de-loccident-par-amin-maalouf/

« Les guerres ne se contentent pas de révéler nos pires instincts, elles les fabriquent, elles les façonnent. Tant de gens se transforment en trafiquants, en pillards, en ravisseurs, en tueurs, en massacreurs, qui auraient été les meilleurs être du monde si leur société n’avait pas implosé…… »

Mieux vaut se tromper dans l’espoir, qu’avoir raison dans le désespoir.
Ce n’est pas une règle de vie, seulement une exigence d’honnêteté. Il est un peu trop facile d’affirmer que jamais il n’y aura la paix, jamais les gens ne pourront vivre ensemble, et d’attendre le cataclysme, les bras croisés, avec un sourire moqueur au coin de lèvres, pour pouvoir dire, au moment du déluge : ‘Je le savais, je l’avais prédit.

De la disparition du passé, on se console facilement ; c’est de la disparition de l’avenir qu’on ne se remet pas. Le pays dont l’absence m’attriste et m’obsède, ce n’est pas celui que j’ai connu dans ma jeunesse, c’est celui dont j’ai rêvé, et qui n’a jamais pu voir le jour.

C’est l’Occident qui est croyant, jusque dans sa laïcité, et c’est l’Occident qui est religieux, jusque dans l’athéisme. Ici, au Levant, on ne se préoccupe pas des croyances, mais des appartenances. Nos confessions sont des tribus, notre zèle religieux est une forme de nationalisme…
Et aussi une forme d’internationalisme.

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Ma génération, celles des femmes et des hommes qui ont eu vingt ans dans les années soixante-dix, plaçait au centre de ses préoccupations la libération des corps. Aux États-Unis, en France, comme dans bien d’autres pays, dont le mien (Liban). Avec le recul, je suis persuadé que nous avions mille fois raison. C’est d’abord en nous ligotant le corps que les tyrannies morales nous ligotent l’esprit. Ce n’est pas leur unique instrument de contrôle et de domination, mais il s’est révélé, tout au long de l’histoire, l’un des plus efficaces. Pour cela, l’affranchissement des corps demeure, dans l’ensemble, un acte libérateur. À condition, toutefois, que l’on ne s’en serve pas pour justifier toutes les vulgarités de comportement.

Mon avis en vidéo :

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