Les relations entre la religion et la science….Par Faouzia Sharafi.

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Depuis la Renaissance, l’esprit des Lumières a pu s’imposer petit à petit face à obscurantisme de l’Église catholique. Pourquoi peine-t-il à s’imposer terre islamique? Y a-t-il une spécificité islamique ?

La construction de la science moderne s’est réalisée peu à peu elle a eu à se libérer du dogme, cette libération s’est faite dans la douleur, en Europe occidentale, à partir du 16 siècle. Des esprits libres se sont exprimés, comme Giordano Bruno, qui a osé parler de l’infini des mondes, et qui incitait à regarder la nature « les yeux ouverts ». Il a été brûlé vif en 1600 à Rome. Galilée a été condamné par un tribunal religieux en 1633. Ce père de la science moderne avait osé pointer sa lunette astronomique vers le ciel, ce qui l’a conduit à présenter une autre vision du ciel que celle admise par l’Eglise chrétienne.

Des montagnes sur la Lune, des satellites autour de la planète Jupiter, une surface solaire comportant des taches… donc un monde présentant des imperfections, des astres qui voguaient autour d’autres astres, un monde en opposition avec celui de la perfection du modèle aristotélicien soutenu par l’Église. Galilee avait ouvert la voie à la démarche scientifique, en réalisant des expériences pour « voir » et comprendre le monde et en utilisant la langue mathématique pour écrire le livre de l’univers.

D’autres savants poursuivirent cette voie, comme Kepler Newton,… et, peu à peu, la science prit ses distances par rapport la religion. Un siècle plus tard, celui de la Révolution française avec Laplace, l’hypothèse de Dieu n’est plus nécessaire pour la stabilité des systèmes cosmiques, les lois qui conservent l’ordre sont aussi capables de le créer.

Il est important de garder présente cette difficile relation entre la science et la religion.

Elle ne concerne pas une religion precise le procès de Galilée le montre bien. C’est une question liée à l’autonomie de la pensée. Les théories scientifiques sont à l’opposé des dogmes religieux, ce sont toujours des « vérités » successives, qui évoluent au risque d’une révolution, comme celle de Copernic au 16ème siècle, ou la révolution quantique au début du 20ème siècle. Compte tenu de ces grandes révolutions qui se sont faites en dehors du monde musulman, nous devons prendre conscience aujourd’hui que le développement scientifique ne se réalisera pas sans la liberté de penser. Pour rattraper le train de la science, il faut des esprits libres de tout tabou et de toute contrainte.

Propos de Faouzia Charfi, dans le livre de Hamid Zanaz : « Non! Nos voix ne sont pas une honte ».

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