Déclaration d’amour à ma femme… Par Cyril Chevrot.

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Quand je t’ai rencontré dans ce collège, la première fois que je t’ai vu ce sont tes grands yeux qui m’ont attiré.

Je ne m’occupais pas des petites-amies à 15 ans, mes potes étaient tout pour moi. Mais ton regard m’a déstabiliser. Tu avais ce charme caché dans un voile d’humilité. Personne autour de moi n’avait vu cette beauté, pas même toi je pense, moi si. Ce n’était pas une beauté physique uniquement mais une douceur dans le regard surtout, une histoire, une blessure et peut-être une douleur qui m’était familière.

Après ce tour d’auto-temponneuse ensemble il n’a pas fallut longtemps pour que plus rien ne nous sépare.

Quelques jalousies extérieures poussant des gens à nous monter l’un contre l’autre ont, ici et là, fait tanger notre barque d’amoureux. Mais jamais notre amour de l’un pour l’autre ne s’est désisté.

Même pas un placement de force dans une ville loin de toi n’a eu raison de Nous. Même pas les crevards qui se proclamaient « mes frères » et qui venaient te taper leur baratin quand je n’étais pas là.

Et puis je me souviens que tu regardais le cas-social, affublé de vêtements du secours catholique, que j’étais avec tellement d’amour pendant que d’autres femmes regardaient celui qui avait la dernière BMW et les sapes à la mode.

Je me souviens le nombre de fois où tu m’as apporté à manger, une veste chaude, quand j’étais frigorifié et en fugue du foyer ou un peu plus tard véritablement à la rue.

Tu as parié sur un « looser né » quand beaucoup d’autres cherchaient un prince en place, un assensseur social qui les feraient sortir de leur condition ou au moins de leur quartier.

Plusieurs fois dans ma jeunesse j’ai posé genoux à terre et toujours autour de moi je n’ai trouvé que le vide, enfin presque car j’ai toujours trouvé une femme, une douce princesse aux origines portugaises.

La seule à être toujours à mes côtés quoi qu’il arrive.

Et puis un jour j’ai cessé de pleurer mes bleus et mes plaies de jeunesse. J’ai vu dans le reflet de tes yeux la beauté et la force que je ne percevais plus en moi.

Je me suis relevé. Par le travail un peu, par les livres c’est sûr, par la confiance d’amis aussi, mais par l’amour que tu me portais surtout.

Et puis nous avons commencé à construire notre Temple.

Au départ ce n’était pas facile de vivre à deux caractères forts dans un petit appart mais après quelques années de « réglages » et beaucoup d’amour, nous y sommes arrivés.

Je me souviens notre premier appart avec un vieux chauffage au fioul….il n’est pas de plus bel appartement au monde mais trop petit pour notre famille qui commençait à grandir.

Nous avons eu un enfant, du travail pour deux, puis plus d’enfants, puis des chances, des malchances mais tellement plus de joies que de peines offertes par la vie.

Nous avons grandi à deux, découvert à deux, appris à vivre à deux, appris à construire à deux.

Nous avons découvert tellement de choses ensemble. Fêté tellement de moments de joie ensemble. Découvert tant de lieux ensemble.

Le temps a passé et nous avons comblé nos failles à deux, guéri nos blessures d’enfances à deux, appris à construire le bonheur à partir de rien d’autre que de fragments d’amour, à deux aussi.

Et puis nous arrivons à ce que l’on vit aujourd’hui : le bilan temporaire ? J’ai passé plus de temps avec toi qu’avec n’importe qui d’autre en ce monde et tu as réussi à remplacer toutes mes peines par de la joie. Tu as civilisé mes rages. Transformer toutes mes failles par de la force, tous mes aveuglements par de la lucidité.

Le mot « je t’aime » a plusieurs signification selon qui le prononce et la période de notre vie à laquelle on le prononce et ce long texte est la signification précise de ce que je veux dire aujourd’hui quand je te dis « je t’aime » et, JE T’AIME Florence Chevrot !

Cyril.

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