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Mon avis sur le livre « les voix » de Naima Guerziz.

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Ce livre de Naima Guerziz est un roman qui nous plonge dans l’univers de Omer, un artiste qui à sombré dans la folie et qui écoute des voix à l’intérieur de lui-même.

Un livre qui oscille entre poésie et dénonciation brutale des travers de la vie que nous connaissons tous plus ou moins. Un livre qui allie la douceur poétique des mots et la force tranquille des sujets soulevés dans le livre.
Un livre que je vous conseil.

Je vous présente le livre en vidéo : 

Voici quelques extraits du livre : 

« Seul celui qui a connu la flamme du premier amour sait combien à jamais elle résiste. Rien ne peut l’éteindre. »

Naima Guerziz, « Les voix ».

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« Tu as semé la graine de l’attente, ce jeu injuste du dominé et du dominant. Il y en a qu’il ne faut jamais semer, elles donnent des fleurs résignées.

Il m’a fallut quinze ans pour jouer ce personnage, sans concession.

Finalement, tu pensais la même chose qu’eux. Naître homme confère tous les pouvoirs. Naître femme contraint à souffrir en silence, à tout accepter.

J’ai souvent voulu être un mâle. Naître avec un pénis. J’aurai voulu être ce personnage de Tahar Ben Jelloun. J’aurais voulu être cette fille qu’on érige en homme. J’aurais voulu qu’on mente le jour de ma naissance. J’aurais eu des droits. »

Naima Guerziz, « Les voix ».

 

« Mon adolescence, je l’ai vécu à trente ans. À cet âge-là, je n’avais plus rien à prouver, surtout pas ma virginité. Je pensais que l’amour, c’était ça. Un homme qui prend, mais qui ne donne pas. Je les ai aimés, ces hommes inaccessibles. À cause de toi Margherite (Duras), je me suis fourvoyée. Simone de Beauvoir n’a rien pu faire contre cette image que tu avais ancrée en moi. Elle me parlait du deuxième sexe et toi, tu as tout sabordé. C’était foutu. Je croyais qu’en chacune d’entre nous il y avait la soumission. »

Naima Guerziz, « Les voix ».

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« J’étais destinée à une vie heureuse. Mon père m’aimait. J’étais sa rose. Alors, pour me protéger, il m’a enfermé à double tour dans une forteresse. Il avait peur qu’on me piétine. Pourtant j’ai été bafouée. Mes pauvres griffes n’étaient pas assez acérées.

Que pouvait-il, lui, contre la tradition ? Que pouvait-il contre les loups ? Le bûcheron n’a pas put sauver le petit chaperon rouge ! Je l’ai compris à mes dépends.

Une fois qu’on est avalé, on est digéré, on se transforme en matière fécale. Et comme si cela ne suffisait pas, les mouches viennent finir le travail. Des mouches à merde. Avant toi, j’ai connu des mouches à merde.

Le loup, je lui ai donné pour descendance deux petits agneaux. Je n’ai pas pu changer sa nature profonde. Il m’a amadouée, je n’étais pas armé. Il savait que je portais ce double chromosome x qui me rendait vulnérable, celui qui signifiait mon infériorité.

J’ai eu le désavantage de naître femme dans un quartier. Des limites, il y en avait partout. Une seule règle, ne pas faire de bruit. »

Naima Guerziz, « Les voix »

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Je vous présente le livre en vidéo : 

 

 

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