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Bonjour,

Aujourd’hui je vous présente un roman historique de J.R. Dos Santos, « L’ultime secret du Christ ».Au début du roman on commence la première scène par le meurtre du professeur Escalona par un inconnu dans la bibliothèque du Vatican. Avant de mourir le professeur Escalona appel son ami le professeur Noronha – le héro récurant des romans de J.R. Dos Santos – qui va être dans un premier temps suspecté de ce meurtre avant de devenir un partenaire incontournable de la résolution de l’enquête….

Un roman historique sur le Christ, ou, nous prévient l’auteur en début de livre, tout les éléments du livres sont réels et exact, et donc vérifiables. On nous parle dans ce livre passionnant des Évangiles. Du fait que les Évangiles se contredisent, du fait qu’elles sont parfois incohérente avec le contexte historique de l’époque. On va également voir qui était réellement Jésus Christ……

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Un roman historique assez épais et pourtant on ne voit pas les pages défiler tellement il est palpitant et enrichissant !

Présentation en vidéo : 

Voici quelques extraits du livre : 

Échange entre un historien et une croyante à propos de la généalogie de Jésus Christ

  • Les seules Evangiles qui mentionnent la généalogie de Jésus sont ceux de Matthieu et de Luc, dit l’historien, en feuilletant lentement le Nouveau Testament.

Ce qui est intéressant, c’est que tous deux présentent cette généalogie à partir de la lignée de Joseph. C’est pour le moins curieux, vous ne trouvez pas ?

  • En effet, admit-elle. Si Joseph n’était pas le père biologique de Jésus, comme le prétendent ces deux Évangiles, pour quelle raison nous dressent-ils sa généalogie en s’appuyant sur le lignage de Joseph ? Elle désigna la Bible. Il n’y a donc pas de généalogie établie à partir de la lignée de Marie ?
  • Non, uniquement à partir de celle de Joseph, confirma l’historien. La deuxième chose intéressante, c’est que les généalogies présentées par Matthieu et Luc, bien que dressant toutes les deux la liste des ancêtres de Joseph, différent nettement l’une de l’autre : elles n’ont en commun que deux noms.

J.R. Dos Santos,  » L’ultime secret du Christ ».

Jésus était un prophète apocalyptique qui croyait fermement que le monde était proche de sa fin ! Jésus avait une vision ultra-orthodoxe du judaïsme, allant jusqu’à affirmer qu’il n’était pas venu pour révoquer les Écritures, mais pour les appliquer avec plus de rigueur encore que les pharisiens eux-mêmes ! Jésus allait jusqu’à exclure les païens…

« L’ultime secret du Christ « , JR Dos Santos.

Le professeur Escalona m’a expliqué que le groupe qui au départ suivait Jésus, les nazaréens, n’était que l’une des nombreuses sectes du judaïsme. Ce qui semble l’avoir distingué des autres sectes juives, c’est que l’un de ses chefs de file, Paul, ait décidé d’étendre le message aux païens. Contrairement à la plupart des juifs, les païens admettaient que Jésus fût le machia (Messie) des Écritures ; ils étaient prêts à adhérer au mouvement, à condition de ne pas avoir à suivre un ensemble de règles judaïques, comme ne pas travailler le samedi, ne pas consommer de nourriture considérée comme impure, et surtout être circoncis. Le professeur Escalona a souligné que ces pratiques étaient observées et préconisées par Jésus lui-même. Mais il était mort et les nazaréens ne parvenaient pas à convaincre les autres juifs que leur maître crucifié par les Romains était le machia . Que faire ? Paul s’est rendu à Jérusalem vers l’an 50 et a convaincu Pierre et Jacques, le frère de Jésus, de se montrer plus souples. Après avoir beaucoup discuté du problème, ils sont convenus que les païens qui adhéreraient au mouvement pourraient être exemptés des obligations concernant le samedi, la nourriture impure et la circoncision. Ces obstacles levés, le message des nazaréens s’est répandu dans tout l’Empire romain. Le succès a été tel qu’en quelques décennies il y a eu davantage de conversions chez les païens que chez les juifs. Les nazaréens juifs se sont ainsi retrouvés minoritaires et, surtout après la destruction du Temple, en l’an 70, ils ont perdu leur pouvoir et n’ont plus constitué qu’une simple secte à l’intérieur du mouvement chrétien.

– Il s’agissait des ébionites, dit Tomás l’historien, qui connaissait bien cette histoire. Leur nom vient du mot hébreu ebionim , qui signifie « pauvres ».

– Exactement. Ils affirmaient que Jésus était un homme de chair et d’os, né d’une relation sexuelle conventionnelle, que Dieu avait choisi pour sa piété et sa connaissance de la Loi. Outre Jésus, les ébionites révéraient son frère, Jacques, et considéraient que Paul n’était qu’un apostat qui avait trahi les vrais enseignements. Pour finir, les ébionites ont connu un sort malheureux. Bien qu’héritiers des fondateurs du mouvement et manifestement porteurs du véritable message de Jésus, ils ont été marginalisés et déclarés hérétiques, avant de disparaître des annales de l’histoire !

– Oui, mais qu’est-ce que le professeur Escalona vous a dit de particulier ? Quelle est cette observation qui vous a tant marqué ?

Arkan sourit.
– Elle m’a dit que si le Christ revenait aujourd’hui sur terre, l’Église le déclarerait hérétique !

– Ça va pas ! protesta aussitôt Valentina. Comment pouvez-vous affirmer une chose pareille ? Jésus, hérétique ? Pour l’amour de Dieu !

– Je ne fais que citer les propos du professeur Escalona, rappela le président. Si le Christ revenait aujourd’hui sur la terre, l’Église le déclarerait hérétique. Ce sont là ses propres paroles. En outre, disait-elle, si quelqu’un comme Jésus réapparaissait sur terre, il serait interviewé, photographié et filmé par les médias, et ne resterait pas en vie plus d’un mois. Il en viendrait fatalement à se dégoûter lui-même, utilisé jusqu’à l’insupportable. Il serait tué par son propre succès, moralement et physiquement. Quoi qu’il en soit, l’Église le déclarerait hérétique, car, selon le professeur Escalona, le message chrétien actuel est très différent du message original de Jésus. Le ton apocalyptique s’est perdu et le contexte judaïque également. Ce qui, d’après elle, n’était pas nécessairement un mal. En effet, Jésus était avant tout un juif ultra-orthodoxe qui n’acceptait même pas le divorce, il disait qu’une femme divorcée qui se remariait commettait l’adultère. Or, la loi judaïque prévoit la lapidation des adultères, punition que Jésus n’a jamais réprouvée. Naturellement, je lui ai aussitôt rappelé l’épisode de la femme adultère, où Jésus dit : « Que celui d’entre vous qui n’a jamais péché lui jette la première pierre. »

– Et elle vous a rétorqué que c’était une fraude, rappela Tomás. Il n’apparaît pas dans les textes les plus anciens du Nouveau Testament. C’est un ajout postérieur.

– Exactement. Autrement dit, le message de Jésus était strictement judaïque, pour le meilleur comme pour le pire. Bien entendu, la lapidation qui punissait l’adultère fut considérée par les païens comme quelque chose de particulièrement barbare. Comment Jésus n’avait-il pas pu la condamner ? D’où l’invention par un scribe de cet épisode de la femme adultère, où Jésus réprouve la lapidation. Le professeur Escalona m’a également révélé que le message universaliste ne venait pas de Jésus, un Juif qui s’adressait exclusivement aux Juifs, mais de l’Église. Et même l’amour, qui est aujourd’hui au centre de l’enseignement chrétien, ne fait l’objet que d’une seule allusion dans le premier Évangile. En d’autres termes, le christianisme s’est fait plus doux que ne l’était la religion prêchée par Jésus…

« L’ultime secret du Christ  » de JR Dos Santos.

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L’objectif principal de l’éthique de Jésus était de préparer les gens à entrer dans le royaume de Dieu.

Cette éthique impliquait le repentir et le dépouillement. Et cette exigence du dépouillement était telle que les gens devaient même abandonner leur famille !

– Ah ça, non ! protesta Valentina. Jamais de la vie ! Jésus défendait la famille…

– Vous en êtes sûre ?

– Tout le monde sait ça, voyons !

Tomás indiqua à nouveau sa bible.
– Alors regardez ce qui est écrit ici, suggéra-t-il. Cité par Luc, verset 12, 51, Jésus dit : « Pensez-vous que ce soit la paix que je suis venu mettre sur la terre ? Non, je vous le dis, mais plutôt la division. Car désormais, s’il y a cinq personnes dans une maison, elles seront divisées : trois contre deux et deux contre trois. On se divisera père contre fils et fils contre père, mère contre fille et fille contre mère, belle-mère contre belle-fille et belle-fille contre belle-mère. » L’historien regarda fixement Valentina. Jésus pouvait-il être plus clair ? En réalité, il incite les gens à abandonner leur famille ! Cité par Matthieu, versets 10, 34 à 37, Jésus dit : « N’allez pas croire que je sois venu apporter la paix sur la terre ; je ne suis pas venu apporter la paix, mais bien le glaive. Oui, je suis venu séparer l’homme de son père, la fille de sa mère, la belle-fille de sa belle-mère : on aura pour ennemis les gens de la maison . Qui aime son père ou sa mère plus que moi n’est pas digne de moi ; qui aime son fils ou sa fille plus que moi n’est pas digne de moi. » Et cité par Marc, verset 10, 29, Jésus dit : « En vérité, je vous le déclare, personne n’aura laissé maison, frère, sœurs, mère, père, enfants ou champs à cause de moi et à cause de l’Évangile, sans recevoir au centuple maintenant, en ce temps-ci, maison, frères, sœurs, mères, enfants, et champs, avec des persécutions, et dans le monde à venir la vie éternelle. Beaucoup de premiers seront derniers et les derniers seront premiers. »

En tant que juif, Arnie Grossman avait gardé jusque-là le silence. Mais cette fois, il ne put réprimer un sourire.
– On dirait un homme politique en pleine campagne électorale, plaisanta-t-il. Il écarta les mains comme s’il s’adressait à une foule d’électeurs durant un meeting. Suivez-moi ! Votez pour moi ! Je vous promets le paradis !

JR. Dos Santos, « L’ultime secret du Christ ».

 

rptnb

Jésus place les pécheurs convertis au-dessus de ceux qui ne pèchent pas ! Ce qui, une fois de plus, renvoie à la logique de l’inversion des rôles, où les premiers deviennent derniers et les derniers premiers.

– Cela signifie donc que la conversion est le plus sûr moyen pour gagner le royaume de Dieu ?

– Aux yeux de Jésus, oui. Les puissants peuvent se dépouiller et devenir faibles dans le but d’aider les faibles. N’oubliez pas, je le répète, qu’il se produira une inversion des rôles. Cité par Luc, verset 18, 14, Jésus dit, au sujet d’un collecteur d’impôts et d’un pharisien : « Je vous le déclare : celui-ci redescendit chez lui justifié, et non l’autre, car tout homme qui s’élève sera abaissé, mais celui qui s’abaisse sera élevé. » Si bien que les faibles deviendront forts. Comment un puissant peut-il le rester dans le royaume de Dieu ? En se dépouillant, en devenant faible et en s’humiliant dans le royaume de Belzébuth. Cité par Marc, verset 8, 34, Jésus dit encore : « Si quelqu’un veut venir à ma suite, qu’il se renie lui-même et prenne sa croix, et qu’il me suive. En effet, qui veut sauver sa vie, la perdra ; mais qui perdra sa vie à cause de moi et de l’Évangile, la sauvera. » Voilà pourquoi Jésus insiste sur la nécessité pour ses disciples de se dépouiller, de devenir l’esclave des autres et de consacrer sa vie aux faibles. L’humiliation va jusqu’au point où l’humilié doit aimer son ennemi.

– Mais c’est plutôt de l’humilité…

L’historien pointa la Bible.
– Non ! s’exclama-t-il. Ce qui est écrit ici nous apparaît, aujourd’hui, comme une apologie de l’humilité. Cependant, dans le contexte où Jésus a proféré ces paroles, il ne recommandait pas l’humilité dans la seule intention de faire le bien. Contrairement à ce que l’on croit aujourd’hui, il ne s’agissait pas d’un acte purement altruiste, généreux, désintéressé et innocent. La conduite qu’il recommandait relevait clairement d’une volonté de pouvoir. L’humilité pratiquée aujourd’hui n’était pour les faibles qu’un moyen de se rendre puissants plus tard et de soumettre ceux qui étaient alors puissants et qui plus tard seraient faibles. Quand, plus tard ? Au moment où viendrait le règne de Dieu, bien sûr.

JR. Dos Santos, « L’ultime secret du Christ « .

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